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Conseil municipal du 10 février : la démocratie locale ne peut être prise en otage

En tant que candidat à l’élection municipale, je tiens à exprimer ma profonde indignation après les incidents qui ont empêché la tenue normale du conseil municipal de Concarneau le 10 février, incidents tristement applaudis et encouragés par certains élus de l’opposition.

Manifester est un droit. S’exprimer est une liberté fondamentale. Mais empêcher un conseil municipal élu démocratiquement de siéger constitue une ligne rouge. La démocratie ne peut pas fonctionner si l’on substitue la pression, l’intimidation ou le blocage au débat républicain.

Le conseil municipal est l’organe délibérant de la commune. Ses séances sont publiques, (conformément à l’article L.2121-18 du Code général des collectivités territoriales). Cette publicité garantit la transparence. Elle ne donne en aucun cas le droit d’en perturber le déroulement. Le maire, président de séance, est d’ailleurs légalement garant de l’ordre des débats (art. L.2121-16 CGCT).

Empêcher la réunion du conseil, c’est empêcher le vote de décisions essentielles : subventions aux associations, engagements financiers, continuité des services publics municipaux. Ce sont nos associations – souvent engagées auprès des plus fragiles – qui en pâtissent. Ce sont nos agents municipaux qui se retrouvent dans l’incertitude. Ce sont, au final, tous les Concarnoises et Concarnois qui en subissent les conséquences.

On ne défend pas l’intérêt général en paralysant l’institution chargée de le servir.

Face à cette situation, j’appelle solennellement à un retour au calme, à la responsabilité et au respect des règles démocratiques. Le Code général des collectivités territoriales permet, si les circonstances l’exigent, la tenue d’un conseil à huis clos sur décision de l’assemblée. Si c’est la condition pour garantir l’adoption urgente des délibérations indispensables à la vie de notre commune, alors cette solution doit être envisagée sans délai.

Je serai toujours du côté du débat, jamais du côté du blocage.
Je serai toujours du côté de la démocratie locale, jamais du côté de sa mise sous pression.

Concarneau mérite mieux que le désordre. Concarneau mérite une gouvernance ferme, respectueuse des règles, et pleinement engagée au service de l’intérêt général.

André FIDELIN, tête de liste de Concarneau en Action